LES MAUX DE LA MAMAN

J'ai veillée très tard...
J'étais très fatiguées...
Je te tenais dans mes bras sans te lâcher
Comme si ta vie en dépendait.
Mes paupières me faisaient mal,
Alors, j’ai juste voulu les laisser se poser.
Mais sans que je m‘en rende bien compte
Ma conscience profitait aussitôt de l’obscurité
Pour s’éclipser à pas de loup, sortir de cette chambre.
Notre chambre !
A ton papa et à moi, à moi et à toi les premiers mois.
Les premiers mois de ta vie, les épuisants !
Ceux, lorsque mutuellement inquiètes, on ne se quitte pas.
Ceux où tu ne pouvais t’assoupir que dans mes bras
Pendant que je te suppliai de me laisser dormir.
Et dès que je t’avais enfin déposée
Délicatement dans ton petit berceau
Et lorsque j’en avais tiré les rideaux,
Ceux où déjà tu me manquais.
Les rideaux se sont rouvert mais ce n’est pas moi, c’est le vent !
Et maintenant que je te revois, je ne puis plus détourner mon regard.
Regard étonné, yeux grands ouverts
Sur tes petits yeux fermés,
Tes petits poings serrés déjà contre toutes les batailles que tu auras à mener.
Je t’aime ma beauté, ma vie, mon petit univers.
J’ai toujours eu peur d’aimer comme çà !
Maintenant tu es là, c’est trop tard pour ne pas être heureuse à en veiller toute la nuit…
Sur toi… Bien fait pour moi.